- Premier jour : Paris / Alger.
Vol direct Paris / Alger.
Visite panoramique d’Alger
la blanche, la ville moderne avec ses rues animées, la place du 1er
mai,la Grande Poste
et sa baie où les flâneurs ne se lassent pas de regarder la mer à perte de vue.
Construite sur une colline, la ville d’Alger s’étage sur plusieurs niveaux où se côtoient tradition et modernisme.
Larges avenues, grandes places, ruelles, jardins et des centaines d’escaliers
permettent d’explorer cette ville aux mille facettes sertie de monuments de
différentes époques :la cathédrale Notre Dame d’Afrique surplombant la
ville, le port et différentes mosquées.
Dîner et nuit à
Alger.
- Deuxième jour : Alger, Musée Archéologique, Musée des Beaux-Arts.
La journée sera consacrée à la visite des musées Archéologique
et des Beaux-Arts qui renferment des collections remarquables.
Le Musée
Archéologique est situé dans le
Parc de la Liberté sur les hauteurs d’Alger. Il regroupe toute une collection
de vestiges provenant des fouilles archéologiques réalisées dans le pays depuis
le début du XXe siècle. On y découvrira de nombreuses mosaïques,
sculptures gréco-romaines, bronzes, stèles, etc. D’autres salles sont réservées
aux collections d’art musulman, islamique et proche-oriental.
Le Musée des
Beaux-Arts occupe depuis 1930 le palais construit par l’architecte Paul
Guion où depuis la terrasse, on a une très belle vue sur le Jardin d’Essai (40 hectares) renfermant
plus de 3000 essences végétales. Les collections du musée regroupent des œuvres
d’art flamand, italien et français du XIVe au XIXesiècle,
rassemblées par les Français au temps de la colonisation et restituées à
l’Algérie par les accords d’Evian. On peut y admirer entre autres des
Delacroix, Matisse, Vuillard, Bourdelle, Degas… ainsi que des sculptures.
Dîner et nuit à Alger.
- Troisième
jour : Excursion à Tipasa
Avant de nous rendre sur le site de
Tipasa, situé à environ 70
kilomètresà l’Ouest d’Alger, nous nous arrêterons pour
visiter « le tombeau royal
mauritanien », longtemps appelé à tort « le tombeau de la
chrétienne ». Cet édifice circulaire de 63 mètres de diamètre, et
de 40 mètres de hauteur a sans doute servi de sépulture à une famille de rois maures entre les IIIe et 1er
siècle avant J.-C. Ce monument toujours énigmatique quant à l’identité de
ses occupants a donné lieu à des
légendes sur l’existence d’un trésor caché dans ses murs.
Tipasa : Difficile
de ne pas évoquer Albert Camus lorsque l’on franchit les portes de Tipasa.
Cette petite ville côtière fut dès l’antiquité considérée comme l’endroit idéal
pour mouiller l’ancre car protégée des vents par le massif du Chenoua. Comptoir
phénicien, tout d’abord, puis colonie romaine au 1er siècle de notre
ère, la cité s’étend suffisamment pour devenir une ville importante dotée
d’établissements publics et privés monumentaux qui se transformeront pour
certains sous l’influence chrétienne. Les ruines antiques sont visibles dans ce
parc archéologique en bordure de mer : temples, théâtre, forum, nymphée,
thermes, basiliques provoquent toujours l’admiration des visiteurs enchantés de
découvrir ce décor aussi bien conservé. Le musée
du site conserve quelques joyaux de l’art romain africain.
Dîner et nuit à Alger.
- Quatrième jour : Excursion à Cherchell.
Cherchell : Petite
ville maritime très séduisante dominée par des collines verdoyantes, située sur
l'emplacement d'une illustre cité "Caesarea", capitale de Juba II et
grand centre culturel dela Mauritanie Césarienne, Cherchell constitue un des
sites archéologiques les plus importants dans l’histoire antique de l’Algérie.
C’est à cet endroit que Juba II, prince africain élevé à Rome, installa sa
capitale lorsqu’on lui confia le gouvernement de l’Afrique. Erudit et amoureux
des arts, le jeune prince voulut faire de Caesarea (en l’honneur de César) une
ville modèle dont de nombreux vestiges ont été retrouvés lors des fouilles.
L’ancien et le nouveau musée abritent une des plus
belles collections de sculptures de marbre de l’époque romaine. Les vestiges romains sont à présent
visibles à différents endroits dans la ville : les grands thermes de
l'ouest et de l'est, théâtre, amphithéâtre, aqueduc, esplanade dite "Place
Romaine" ombragée, décorée d'une fontaine et de fragments d'architecture
antique, dominent le port et la mer.
Dîner et nuit à Alger.
- Cinquième
jour : Alger/Annaba, Hippone.
Envol pour Annaba.
A
l’arrivée visite d’Hippone.
Avant de devenir une colonie romaine sous les Antonins, Hippo Regius (ou Hippone) fut d’abord
une colonie carthaginoise, puis la résidence des rois numides et municipe
romain sous Auguste. Elle sera ensuite occupée par les Vandales puis les
Byzantins et, enfin, par les Arabes au Xe siècle, jusqu’à la fin de
la période fatimide. La cité eut pour évêque Saint Augustin de 396 à 430 après
J.-C.. Hippone est située au sud-ouest d’Annaba. Le site s’ouvre à l’Est sur la
baie d’Annaba, surla
mer Méditerranée et à l’Ouest, il est bordé de collines dont
une nomméela
colline Saint Augustin et la plaine au pied des monts du
Zaghough.
Hippone couvre à l’époque romaine une superficie de60 hectares et la
commune englobe pas mal de Fundi, c’est-à-dire des grands domaines agricoles
dont on trouve les vestiges dans toute la région : bâtiments agricoles et
spacieuses villas. On y cultive le blé mais également l’olivier pour la
production d’huile, les arbres fruitiers (citronniers, figuiers, amandiers,
grenadiers, etc.) Mais la grande richesse est surtout tirée du vignoble et du
blé qui sont exportés depuis son port. Il est le centre principal d’exportation
pour tout l’est algérien.
· L’exploitation des carrières de marbre à veines rouges du
Ras Al-Hamra, le porphyre rouge et le porphyre vert ont aussi fait la richesse
dela cité. Et
l’importance du grand marché dont les vestiges ont été exhumés prouve également
l’ampleur des échanges commerciaux qui se tenaient à Hippone. Les vestiges
archéologiques concernent surtout la période romaine et en particulier :
le forum daté par une inscription de 78 après J.-C., qui est le plus étendu et le
plus ancien découvert au Maghreb, le
théâtre, les thermes et un certain nombre de villas décorées de
mosaïques.
Dîner et nuit à
Annaba
- Sixième
jour : Annaba, Souk Ahras, annaba.
· Ce matin, visite du centre ville d’Annaba avec sa place
rectangulaire à arcades et sa gare, une architecture de fer qui forme un
véritable décor de cinéma. . En
route, nous visiterons Souk Ahras. Souk
Ahras est la ville de naissance de Saint Augustin, figure centrale de
l’antiquité tardive et l’un des principaux « Pères de l’Eglise ».
Saint Augustin naquit en 354 après J.-C. dans la cité de Thagaste (Souk Ahras)
et mourut 76 ans plus tard, non loin de là, à Hippone (Annaba).
Dîner et nuit à annaba.
L'antique Calama ,Guelma s'appelait
dans l'antiquité Calama, centre qui existait avant la conquête romaine et qui,
sous l'empire, devint municipe, puis colonie. Parmi ses évêques, le plus connu
est Possidius, biographe de St-Augustin. Malaka, aux temps les plus reculés de
l'histoire, site punique important, puis Calama sous l'occupation romaine,
Guelma est réputée pour sa position stratégique, ses ressources agricoles et
thermales. St Augustin et Donatus en évoquent la prospérité. D'autres
personnages illustres ont rapporté les batailles que Jugurtha y livra en 109
avant J.C aux troupes romaines.
De cette période florissante, il nous
reste un théâtre de 5.000 places construit au 2e siècle avant J.C, et une
forteresse byzantine.
Le théatre romain a été reconstitué en
1908 (par M.Joly) sur les fondations d'un théatre antique. Le musée qu'il
abrite est d'un grand intérêt archéologique. Contre le mur de scène ont été
dressées à gauche la statue d'Esculape et à droite celle de Neptune, provenant
de Khemissa Fortement
endommagée par les troupes
La légende :
Ces magnifiques parois ont un aspect
fantastique, original qui a engendré des légendes. La plus répandue : un
Arabe riche et puissant ayant voulu épouser sa soeur, fit célébrer la fête
nuptiale, au moment où le couple maudit allait se retirer les éléments furent
bouleversés, quand tout redevint calme, on trouva tout le monde pétrifié.

- Huitième jour :
Guelma, Timgad, Lambèse, Batna.
Ce matin nous visiterons Timgad, ville entièrement construite suivant le plan des villes
romaines et qui constitue le site le mieux conservé d’Algérie. Le plan de la
cité formait primitivement un rectangle avec des rues à angle droit délimitant
des îlots de dimensions égales. Les édifices sont monumentaux et construits
dans des matériaux provenant de la région : calcaire bleu et blanc, grès.
Les bâtiments les plus marquants sont : le théâtre daté du milieu du IIe siècle, il est
construit au flanc du mamelon au Sud du Forum et pouvait contenir 3500
personnes. L’arc de Trajan, formé de
3 baies s’élève à l’entrée du cardo
maximus. Chacune des piles est ornée de colonnes corinthiennes surmontées
d’un fronton courbe, des petites niches devaient contenir des statues. Le marché de Sertius construit au IIIe
siècle présente une cour rectangulaire ornée en son milieu d’un bassin, et
terminée par un hémicycle. Le Capitole
évoque les temples à cella surélevée répandus en Afrique. Entouré de portiques
sur quatre côtés, en son centre subsistent les substructions d’un autel et
l’escalier monumental composé de 38 marches permettant d’atteindre la cella.
Une visite incontournable : le musée du site où l’on peut notamment admirer, sur les murs,
les plus beaux chefs d’œuvres des écoles de mosaïques africaines.
Ensuite nous irons vers Lambèse : c’est là que la 3eme légion d’Auguste fit
bâtir trois camps militaires vers la fin du 1er siècle après J.-C.
Une ville fut établie sous Marc Aurèle et devint sous Septime Sévère la
capitale de la province de Numidie. Plusieurs bâtiments de cette époque sont à
visiter : le praetorium, siège du général en chef et le temple d’Esculape.
Au musée, on peut admirer la mosaïque des néréides réalisée avec des tesselles
de 2mm.
Dîner et nuit à Batna.
- Neuvième jour :
Batna, Zana, Setif.
De Batna, nous
ferons route vers Sétif.
Bâtie
en damier, la ville de Sétif ne
manque pas de charme avec ses places, ses larges avenues bordées d’arcades et
ses jardins. Parmi eux, le jardin lapidaire qui conserve 200 stèles
épigraphiques, colonnes à inscriptions latines et chapiteaux qui témoignent
d’une partie de l’histoire de Sitifis, cité romaine fondée sous l’empereur Nerva, vers l’an 96 après J.-C.
Les monuments antiques sont dispersés dans la ville comme dans le jardin
Reffaoui où l’on peut admirer les vestiges des thermes romains. A noter
également, le grand mausolée de Scipion
l’Africain situé à deux km au Nord-Ouest dela ville. Sur la route de Zana, deux arcs de triomphe, isolés, se
détachent du paysage désertique. Ces deux monuments sont dédiés à Macrin et à Marc-Aurèle.
Visite du musée. Le Musée
national de Sétif a été inauguré
en 1985 et promu au rang de musée national en 1992. La richesse et la diversité
de ses collections archéologiques sont réparties chronologiquement sur cinq
salles d’exposition (préhistoire, antiquité romano-byzantine, art islamique,
numismatique, mosaïque). Au total 1865 objets sont exposés au Musée de Sétif.
13314 autres sont en réserve dont un certain nombre de pièces exceptionnelles
comme la mosaïque de Bacchus qui est un pur chef d’œuvre. Les collections de
céramiques, de terres cuites, de stèles funéraires et une salle de mosaïques
conservent les beaux souvenirs d’un mariage de cœur et de raison entre Numides
et Romains.
Dîner et nuit à Sétif.
- Dixième
jour : Djemila, Constantine.
Départ pour Constantine.
En route, nous nous
visiterons Djemila.
L’antique Cuicul, fondée par l'empereur Nerva, a été en
premier lieu une colonie de vétérans dont les habitants étaient inscrits dans
une tribu de Rome, la tribu des Papiria. Elle avait comme à Sitifis, colonie
voisine également fondée par Nerva, Mars pour dieu protecteur.
La
cité possédait le statut privilégié de colonie. Située sur un éperon rocheux,
elle était entourée de montagnes au creux desquelles coulaient plusieurs
rivières : les oueds Guergour et Betame.
Les vestiges archéologiques nous révèlent deux époques
qui permettent presque la division de la ville : l'ancienne ville et la
ville plus récente datée du IIe siècle dans laquelle nous découvrirons, entre
autres, le Grand Temple, l'Arc de Caracalla
sous lequel passait la voie reliant Cuicul à Sitifis (Sétif), le marché de Cosinius, la porte de Jijel. La plupart des
bâtiments publics datent du IIe siècle, mais ils ont été bâtis de
façon échelonnée dans le temps. La ville n'a pas été construite d'une seule
pièce sous Nerva, ni même sous Trajan. Des générations de Cuiculitains ont
collaboré à cette oeuvre. Visite du musée du site qui possède une collection impressionnante de mosaïques polychromes
provenant des fouilles.
Dîner et nuit à Constantine
- Onzième jour : Constantine.
La journée sera
consacrée à la visite de Constantine.
Perchée sur un haut plateau rocheux, limitée par
des escarpements vertigineux la ville de Constantine impressionne le visiteur
d’où qu’il arrive. Surnommée, « l’écrasante » à cause de son aspect
particulier, Constantine « colonia Cirta » fut la capitale de la
confédération cirtéenne dont faisait notamment partie Djemila (Cuicul). Ce fut
une des villes les plus riches d’Afrique et, après sa destruction par l’empereur
Maxence, en 311, Cirta fut relevée par l’empereur Constantin qui lui donna son
nom : Constantina. De nombreux points de vue permettent d’admirer les
beautés alentour et il est possible de suivre la route de la corniche qui longe
les gorges de Rhumel à plus de100 mètres de hauteur. Nous visiterons le musée et finirons par une découverte dusouk.
Dîner et nuit à Constantine.
- Douzième jour : Constantine / Alger / Paris.
Vol de Constantine vers Alger.
Les horaires du vol intérieur seront connus
au moment du départ. Votre programme sera adapté en conséquence
Puis, envol pour le retour vers Paris.