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Constantine étonne toujours, que
l’on y arrive par le sud ou par le nord. Nid d’aigle planté au sommet
d’un rocher limité par des escarpements vertigineux, la ville semble
planer au-gré une invasion, notamment par l’empereur Constantine Qui
lui a légué son nom. Traditionnelle, austère, presque oppressante avec
ses femmes en voiles noirs, c’est le bastion de la culture arabe et
musulmane. Tlemcen, à l’ouest, lui fait pendant mais avec moins d’âpreté
et plus de raffinement.Constantine paraît refermée sur elle-même,
pourtant elle a donné le jour à des intellectuels qui ont rayonné sur
route l’Algérie : Ben Badis, Reda Houhou, Malek Haddad, Kateb
Yacine. Depuis l’indépendance, la ville s’industrialise et déborde
au – déla du Rummel. Deux
monuments édifiés après l’indépendance symbolisent la volonté de
marier authenticité et modernité : la mosquée Emir abdel-kader, siège
de l’université des sciences islamiques, l’une des plus grandes
d’Afrique, et l’université d’Etat, conçu par oscar Niemeyer, qui
dresse ses vingt-deux étages, en face, sur la colline de Bofrikas.
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