|
CIRTA

En 400, Augustin se
trouvait de nouveau à Cirta. Nous ignorons tout des circonstances qui le
conduisirent alors dans la cité. Mais la date de son séjour est bien attestée
par la lettre 53 et le second livre du « Contra Litteras Petiliani ».
A 430 km d’Alger et à 156 km d’Annaba , Sit
enserré dans les gorges du Rhummel.
Ville des trois numides dès le IIIe
siècle avant j-c, elle est la capitale du puissant royaume Massyle. Elle devint,
par la suite, une cité prospère au sein de la confédération cirtéenne. Elle
avait la prééminence de détenir le trésor et la délégation de gestion des trois
autres villes tenues par des préfets. Elle fut détruuite en 311 par Maxence,
rebâtie par Constantin et rebaptisée du nom de l’empereur. Elle devint la
capitale de la province de Numidie au Ive siècle. Al’époque d’Augustin, elle fut
la tribune d’un des plus virulents donatistes, l’évêque Petilianus, et elle eut
pour évêques catholiques profuturus et Fortunatus.
Le site
de la ville est un rocher, un véritable nid d’aigle, entouré de versants
escarpés dont un seul est accessible. Il ne subsiste presque rien de l’antique
cité, sauf quelques arceaux de l’aqueduc qui alimentait la ville depuis la
source de Ras-el-Ain-Bou Merzoug ; également des mosaiques, des chapiteaux, des
urnes funéraires et autres collections entreposées au musée de la
ville.
CASTELLUM TIDDITANORUM(TIDDIS)

A 28 km au
nord-ouest de Constantine, par la RN 27.
Sur les pentes d’une montagne appelée le
Khenneg, au nord-ouest de Constantine, c’est un plateau bordé de falaises sur
trois côtés et accessible seulement à l’est par un plan incliné formant une
véritable acropole.
Du point de vue
morpho-paysager, elle est considérée comme une réplique de Constantine, mais en
plus petit.
Le site
a été occupé depuis le Iie siècle avant J-C . Jusqu’à l’époque arabe. Nulle part
on ne trouve un panneau aussi complet des différentes civilisations qui s’y sont
succédé : libyque, punique, romaine, chrétienne et musulmane. Toutes ont laissé
des traces indélébiles parmi des ruines qui s’étendent sur plus de 40
ha.
Les
vestiges se répartissent en trois groupes : sur le versant oriental, sur le
plateau et au pied de la falaise.
La
présence romaine est sensible dès le règne d’Auguste et atteint son apogée aux
IIIe siècles. L’urbanisme de la cité est un chef-d’œuvre de virtuosité et
d’ingénoisité. A cause de la rudesse du relief, on a joué de rampes, de
terrasses et d’escaliers.
C’est
une ville de marchés et de sanctuaires. N. Duval signale deux églises d’époque
tardive : l’église I en face du Mithraeum et l’église il nom identifiée in
situ.
|