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CALAMA

A 64 km au sud
d’Annaba, par la RN 21, et à 106 km de Constantine, par la RN 20.
Cité numide et poste phénicien, avant de devenir
municipe sous Trajan et colonie romaine vers la fin du IIIe siècle
après
j-c.Elle fut le siège d’un évêché dès le début du Ive
siècle, et eut plusieurs évêques, dont Donatius, Megalius et
Possidius.
Il y reste d’intéressants vestiges : Thermes, citernes,
Théâtre romain « reconstitué », importante collection de statuaires,
inscriptions, mosaiques et bronzes antiques.
Après la promulgation d’un édit impérial en 407
interdisant les cultes paiens, Calama fut le siège de troubles importants en
408. Les paiens de la ville attaquèrent à coups de pierres l’église locale,
assaillirent l’évêque et tuèrent un clerc. Dès que la nouvelle parvint à
Augustin, celui-ci quitta Hippone et se rendit à Calama . Là, il prit en main
les intérêts de l’église locale et mit en garde les paiens contre toute nouvelle
tentative.

La
chronologie de ces événements a été établie par les lettres 90,91,103 et 104
entre Augustin et Nectarius, un paien de la cité.
Les correspondances échangées entre un paien de Calama,
Nectarius, et Saint Augustin (lettres 90,91,103 et 104), témoignent de la
vitalité et de la pérennité du paganisme à Calama, au sein de l’élite locale,
durant cette période. En 418, Augustin s’y rendit après les troubles paiens et défendit les intérêts des
catholiques et de l’église locale.
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