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HISTOIRE D'ALGERIE

 

Augustin à Thagaste

Saint Augustin

Augustin en Afrique

l'Olivier

 

Augustin à Thagaste

Augustinus ou le petit Auguste est né dans une demeure située au cœur méme de la ville de  Taghaste,

un certain 13 Novembre de l’an 354, d’un pére paien patricieus et d’une mére chrétienne, Algérienne de

souche, monique née, elle aussi à Souk-Ahras en 331, et morte en 388.

Fortement impressionné des son enfance par le christianisme, puis professeur de rethorique à milan

(Italie), il subit l’influence de l’Evèque ambroise qui le baptisa à pàques en 387.  

            Figure extraordinaire du christianisme antique, un Africain authentique, un flambeau qui a fait la joie et l’ornement du christianisme  naissant.  

Chrétiens de tous les temps. Cet Africain Algèrien qui a tant apporté au patrimoine universel. En dehors de nombreux traités théologiques qui interessent surtout, les hommes d’Eglise, il a laissé trois (03) ouverages essentiels « le traité sur la grâce et le libre arbitre », « la cité de dieux  dans l’histoire du mande » et surtout « les confessions » le seul livre de toute la littérature latine capable d’emouvoir profondément encore aujourd’hui.  

              C’est en effet, durant l’automne et l’hiver , en l’an 386-387 qu’Augustin, tourmenté par les problémes de l’origine du mal, àchéve à Cassiciacume (Italie), sa vie civile comme, il s’yétait engagé en 386 auprés de son ami bienfaiteur Romanianus, il entreprend de dénoncer la collusion du plantonisme avec le paganisme jour y opposer le chritianisme, Prétre en 391, evèque en 395, Augustin, tout en service de l’Eglise, n’eut plus guère le loisir de s’adonner à ses reflexions personnelles.  

          Ces années d’étude ne furent pas sans reproche . Ses confessions révélent  à ce sujet son amére repentir et contrition. Devenu maitre de rhétorique il se familiarisa de plus en plus

avec la culture qu’il avait reçu et y fit de tels progrés qu’il devint lui-méme un créateur. Son esprit trouva pour la premiére fois occasion de s’approfondir dans la lecture de l’Hortensius de Cicérone ; Avingt ans il devint « auditeur » chez  les Manichéens. Il n’arriva à se séparér d’eux qu’au bout de neuf dures et pénibles années. Il devint alors un sceptique. Quoique son instabilité intérieur ne cessa de s’accroitre, il n’en poursuivit pas moins constamment sa recherche de la vérité en 383, il fut nommé professeur de rhétorique  à Milan. Cela devait décider de toute sa vie . Alors qu’auparavant il traité les récit des Ecritures de contes de

grand-mére Sainta Monica et des prédications de Saint Ambroise évéque de Milan,

l’habitute de lire Sainte Bible, a cette époque le néo-platonisme eut influence majeure et décisive sur lui, le plus entéte des péres de l’Eglise. C’est à ce contact que pour longtemps il allait concevoir tout un ensemble d’idées comme celles, par exemple qu’il se fera de la divinité, souveraine bien, et celle de la contemplation mystique, le Néo-platonisme ouvrait à Augustin un monde supra-sensible, lui donné de nouveau espoir en la possibilité de la Rédemption et de la communion avec dieu.  

Letrerrain ainsi préparé allait étre retourné par lecture de Saint Paul. A trente trois ans, il entendit l’appel de Grace et ce fit à la grande goie de sa maman baptisé avec son fils Adéodat, un certain Samedi de l’an 387 par Saint Ambroise, suivit une période de trois ans, ou il se retira dans la solitude dans son domaine natal « SOUK-AHRAS » pour méditer et étudier. Le Saint  préparait le hèros pour le service de l’Eglise . Prètre en 391, il devenait évéque coadjuteur d’Hippone en 395 . Il a vécu en moine avec son clergé et sa vie, fut toute remplie  du souci des àmes : œuvre de charité, mortification, prédication au clergé et au peuple, travaux littéraires, telles furent ses Occupations jusqu’a ce qu’il mourut le 28 Aout 430, pendant le siège de la ville par les Vandales.  

On était alors à l’aube de temps nouveaux.  

Les œuvres de Saint Augustin son philosophiques, exégitiques, dogmatiques, polémiques,

catéchistiques  ou  autobiographiques, Parmi ces derniéres il faut citer les « confessions », un chef – d’œuvres , qu’il avait écrites jusqu’à 427, Mais son ouvrage le plus important est la « Cité de dieu », qui répond à ceux qui prétandaient que le cours de l’histoire était à lui seul une réfutation du christianisme, et se trouvait en opposition avec la bonté de dieu. Cette œuvre contient une philosophie géniale et spécifiquement chrétienne de l’histoire, dont ue apologie de la providence, du libre abitre et de l’éternite, que donne sens du mal et des malheurs qui sévissent dans le monde. La cité de dieu est la puissance spirituelle, méme la maitresse – née de la puissance séculére : c’est une œuvre divine à l’accomplissement dans laquelle toute l’histoire du monde  travaille.

L’importance de la théologie augustinienne, dépend de deux Aspects : Augustin, contre le

pélagianisme, a affirmé l’existence du péché et de la grace et contre  le donatisme, il a affirmé

que l’Eglise visible et hiérarchique était l’unique organisation de salut et qu’elle jouissait d’une

sainteté objectifve .

Intellectuellement de plus nourri de platon et des péres de l’Eglise gresque, il concoit la religion, en tant que connaissance à peu prés , comme la science s’ajoutant chez lui, un contact vivant et intime avec dieu et une expérience personnelle de la grace. Aussi la doctrine paulienne de la Gràce et du péché forme – t-elle le centre de sa méditation.  

L’union, en Augustin de ses deux courants de pensée a dominé tout le moyen àge et jusqu’à la

scolastique thomiste.  

   Augustin est donc une des plus grandes incarnations de la pensée et de la synthéses catholique, et cela , non seulement à cause de l’envergure extraordinaire de son esprit, non pas seulement par ses idées spéculatives et mystiques, mais avant tout parce qu’il unit en lui et en méme temps, la piéte la plus personnelle et le plus grande fidélité à l’Eglise « Rome a parlé, le débat est fini » C’est lui qui a ouvert la voie à la théologie de l’objectivité de l’Eglise sacramentelle. Pour lui, tout ce qui n’est pas de l’homme intérieur est sans valeur, mais l’homme n’est la mesure ni de lui-méme ni, des choses devant lui se dresse, immuable la création de jésus, c’est à dire la source de la Grace : l’Eglise

Augustin en Afrique

Quand Augustin déclarait qu'il était africain, il ne l'entendait ni d'actuel continent Africain ni de

ce qu'on appelle aujourd'hui le  Magreb. Il l'entendait de cette configuration géopolitique que les

romains dénommaient les provinces Africaines.C'est dans l'un de ces provinces, l'Afrique

proconsulaire qu'Augustinest né, à THAGASTE

(aujourd'hui Souk Ahras).

Saint Augustin

Article sur le mouvement AUGUSTINIEN

A TAGHASTE

Il Doctor Gratiae e il seme del dialogo  Eugenio Andreatta

L’ arcivescovo di Algeri, Henri Teissier, è intervenuto nell’aula magna dell’università padovana sull’attualità di sant’Agostino. Confrontandosi sul tema: "Il De civitate Dei e l’integralismo". Spiegando cosa significhi essere cristiani nell’Algeria d’oggi

«Come non amare sant’Agostino quando è stato lui a insegnarmi di nuovo a sperare in questo mondo difficile e incerto, a non combattere i miei nemici ma ad amarli per carità e a rifugiarmi nella grazia di Dio durante le difficoltà?». Non è un monaco a parlare. E neppure un cristiano. E un musulmano, e per di più algerino, di un Paese cioè in cui i cristiani non sono certo

maggioranza.

La testimonianza di Kamel Mellouk, giornalista originario di Tagaste e quindi "compaesano" del Doctor Gratiae, è stata raccontata a Padova il 24 maggio scorso dall’Arcivescovo di Algeri, intervenuto nell’aula magna dell’università a conclusione

del quinto ciclo dei Convegni sull’attualità di sant’Agostino, alla presenza di un nutrito numero di studenti, docenti e di uno stuolo di autorità da grandi occasioni, dal sindaco Giustina Destro al procuratore della Repubblica Calogero, dal vicario del Vescovo al presidente della zona industriale.

Attualità di sant’Agostino Per capire cosa pu? mettere insieme sant’Agostino e la laicissima università di Padova, occorre risalire a cinque anni fa, quando un gruppo di studenti dell’Associazione culturale Rosmini chiede al professor Giuseppe Butturini, docente di Storia della Chiesa moderna e contemporanea, di ospitare come visiting professor don Giacomo Tantardini. Le lezioni di don Tantardini attirano subito la curiosità e l’attenzione degli studenti, tanto che ben presto si passa a un’aula più grande, il numero di organizzatori si infittisce (comprendendo varie liste e associazioni studentesche laiche e di sinistra più alcuni storici collegi universitari), fino al salto di qualità di tre anni fa, con la scelta di concentrare l’attenzione su Agostino. Sponsor illustre, il rettore Giovanni Marchesini, che definisce i convegni «iniziative che non appartengono a una facoltà, a un mondo del sapere, ma che riguardano l’uomo, il suo modo di pensare e di concepire l’esistenza, di riferirsi ai testi - quelli veri - che

difficilmente diventano obsoleti».

Si giunge cos? al corso di quest’anno, che segue il tema "Il De civitate Dei di sant’Agostino e l’integralismo. L’attualità di Agostino in Péguy, Montini, Luciani". «Il punto di partenza di sant’Agostino, testimone della Tradizione», spiega don Tantardini, «è che il cristianesimo è un avvenimento di grazia, cioè di libertà. Essendo un’attrattiva che desta stupore, non pu?

essere posseduta da nessuno né imposta a nessuno. Per sua natura quindi il cristianesimo è altro rispetto a ogni integralismo: l’integralismo infatti potrebbe essere definito proprio come il possesso di contenuti di verità e il tentativo di imporli agli altri». Parole a cui fanno eco quelle dell’arcivescovo Teissier: «L’inizio del fanatismo è guardare al dono di Dio come un possesso proprio e riservato. Ma noi cristiani sappiamo che il dono di Dio è sempre gratuito ».

La lezione del 24 maggio suscita molta curiosità in città. Il Mattino di Padova, quotidiano del gruppo Espresso, riserva la pagina culturale del giorno a un articolo in cui Teissier stesso spiega cosa significhi essere cristiani nell’Algeria di oggi. Anche

il Gazzettino, il quotidiano più letto del Veneto, dedica all’incontro un ampio servizio intitolato «L’Arcivescovo di Algeri: i musulmani riscoprono sant’Agostino. E il dialogo con i diversi».

Agostino e i suoi connazionali

Anche per la lezione, monsignor Teissier preferisce incentrare l’attenzione non sui grandi temi teologici, ma sull’attualità di Agostino per i suoi connazionali oggi, senza tacere di chi vorrebbe Agostino «campione della civiltà romana» a scapito delle origini africane, o addirittura «partigiano della coercizione in nome della verità». «Si tratta di una menzogna - ribatte il relatore

-; Agostino chiede sempre che si privilegi il dialogo, cercando indefessamente gli argomenti che possano riscuotere assenso; vorrebbe che invece di punire i recalcitranti, ci si sforzasse di condurli alla verità». Gli storici, chiarisce il presule, stanno portando alla luce la figura di un Agostino libero rispetto all’impero romano, di cui pure si sente erede. Un impero che si è

dilatato ai quattro angoli del mondo «con molte e immani guerre, con grande scempio di uomini e grande spargimento di sangue umano», come dice il De civitate Dei.

Categorie cristiane

Teissier non nasconde neppure le difficoltà, in ambiente musulmano, di comprendere le categorie cristiane. «Uno dei giornalisti che hanno trattato questo argomento», ha raccontato, «traduceva in arabo la parola "grazia" con "perdono", quasi intendendola come un condono giuridico, sintomo questo della difficoltà a entrare in un vocabolario teologico propriamente

cristiano». Insomma, quello di Agostino nel suo Paese è un ritorno a piccoli passi.

di Eugenio Andreatta

PRIERE DITE PAR SAINT AUGUSTIN

A TAGHASTE L’AN 390

Dio, creatore del mondo,  concedimi per prima cosa che io ti preghi bene, quindi che mi renda degno che tu mi liberi, infine che tu mi liberi. Dio, per mezzo del quale tutte le cose che da sé non sarebbero, si muovono verso l'essere. Dio, che neppure quelle cose, che

reciprocamente si perdono, tu permetti che periscano. Dio, che dal nulla questo mondo hai creato, questo mondo che gli occhi di tutti percepiscono bellissimo. Dio, che non fai il male e lo fai essere solo perché non avvenga un male peggiore. Dio, che manifesti a pochi, quelli che si rivolgono a ci? che veramente è, che il male non è una realtà. Dio, per la cui potenza il

mondo intero, anche con la parte meno adatta, raggiunge la perfezione. Dio, la dissonanza dal quale non produce l'estrema dissoluzione, poiché le cose peggiori si armonizzano con le migliori. Dio, che sei amato da ogni essere che pu? amare, lo sappia o non lo sappia. Dio, nel quale sono tutte le cose, ma che la deformità esistente nel mondo non rende deforme, né il

male meno perfetto, né l'errore meno vero. Dio, che hai voluto che soltanto gli spiriti puri conoscessero il vero. Dio, padre della verità, padre della sapienza, padre della vita vera e somma, padre della beatitudine, padre del bene e del bello, padre della

luce intelligibile, padre del nostro risveglio e della nostra illuminazione, padre della caparra, mediante la quale siamo ammoniti di ritornare a te.

3. Ti invoco, o Dio verità, nel quale, dal quale e per mezzo del quale sono vere tutte quelle realtà che sono vere. Dio sapienza, nel quale, dal quale e per mezzo del quale sono sapienti tutti quegli esseri che hanno sapienza. Dio vita vera e somma, nel quale, dal quale e per mezzo del quale vivono tutte quelle realtà che hanno vita vera e somma. Dio beatitudine, nel quale, dal

quale e per mezzo del quale sono beati tutti gli esseri che sono beati. Dio bene e bellezza, nel quale, dal quale e per mezzo del quale sono buone e belle tutte quelle realtà che hanno bontà e bellezza. Dio luce intelligibile, nel quale, dal quale e per mezzo del quale brillano di luce intelligibile tutti quegli esseri che brillano di luce intelligibile. Dio, il cui regno è tutto quel

mondo che è nascosto al senso. Dio, dal cui regno deriva la legge per i nostri regni naturali. Dio, dal quale allontanarsi è cadere, voltarsi verso il quale è risorgere, rimanere nel quale è avere consistenza. Dio, dal quale uscire è morire, avviarsi verso il quale è tornare a vivere, dimorare nel quale è vivere. Dio, che nessuno lascia se non è ingannato, che nessuno cerca se non è chiamato, che nessuno trova se non è purificato. Dio, che abbandonare significa perire, a cui tendere significa amare, che vedere significa possedere. Dio, verso cui ci stimola la fede, c'innalza la speranza, ci unisce la carità. Dio, con la cui potenza vinciamo l'avversario. Ti supplico. Dio, per mezzo del quale abbiamo ricevuto, per non soggiacere a morte totale . Dio, dal quale siamo ammoniti, affinché vigiliamo. Dio, per la cui forza separiamo le cose buone dalle cattive. Dio, per mezzo del quale fuggiamo il male e operiamo il bene. Dio, per cui non cediamo alle avversità. Dio, col cui aiuto siamo soggetti rettamente al potere e con rettitudine lo esercitiamo. Dio, per la cui forza apprendiamo che sono anche di altri le cose che una volta

reputavamo nostre e sono anche nostre le cose che un tempo reputavamo di altri. Dio, con il cui aiuto non ci attacchiamo agli adescamenti e irretimenti delle passioni. Dio, con il cui sostegno le cose minute non ci diminuiscono. Dio, per cui mezzo il nostro essere migliore non è soggetto al peggiore. Dio, con il cui aiuto la morte è annullata nella vittoria. Dio, che ci volgi verso

di te. Dio, che ci spogli di ci? che non è e ci rivesti di ci? che è. Dio, che ci rendi esaudibili. Dio, che ci unisci a te. Dio, che ci immetti nella verità intera. Dio, che ci parli di tutti i beni e non ci rendi incapaci di seguirli e non permetti che ci? sia fatto da chicchessia. Dio, che ci richiami sulla strada. Dio, che ci conduci fino alla porta. Dio, che operi, affinché a chi bussa sia

aperto. Dio, che ci dai il pane della vita. Dio, che ci asseti di quella bevanda, sorbendo la quale non avremo più sete. Dio, che accusi il mondo riguardo al peccato, alla giustizia, al giudizio. Dio, per la cui forza non ci smuovono coloro che non credono.

Dio, per mezzo del quale riproviamo l'errore di coloro che affermano che le anime non possono meritare presso di te. Dio, con il cui ausilio non diveniamo schiavi degli elementi che causano debolezza e indigenza. Dio, che ci purifichi e ci predisponi ai

premi divini. Vienimi incontro, propizio.

AMEN

l'Olivier

Du haut de sa crête et tel un phare maritime l’olivier dit de Saint augustin n’a cessé de guider dans le noir et les abysses de l’éternité, les vaisseaux des civilisations à travers les rives de souk Ahras.

Oui, tel un fidèle guetteur qui ne dort jamais, il veille jalousement sur Thagaste et ses habitants comme une lionne sur ses lionceaux.

Toujours rigide et vert comme l’étendard de l’Islam, il passa sa jeunesse à l’école de l’humilité et de l’amour de notre Jésus fils de la vierge Myriam.

Mûri par le temps et les chants mystiques du Muezzin, il finit d’ouvrir son cœur à notre prophète Mohammed sur lui bénédiction et salut..

Surplombant la Colline de Sidi Messaoud tel un minaret, il est désormais le témoin de l’Unicité de Dieu dans toute sa Grandeur et sa Splendeur.

Symbole de paix et de réconciliation, de longévité et d’espérance, de victoire et fidélité, il est l’emblème même de Souk Ahras. Il occupe et depuis des générations une place importante et unique dans le cœur et la mémoire des soukahrassiens. Il est l’âme de

cette ville historique qui a tant donné à la civilisation humaine. Cette même cité qui a offert à l’humanité tout entière les meilleurs de ses enfants tels que la très catholique Santa Monica et son génie d’enfant, le grand philosophe Augustin ; l’évergète Romanianus et le sage Alypius et tant d’autres à l’instar du doué Evodius et son ami licentius, de Yacine et Mustapha Kateb de Sidi Messaoud et Ahmed el Tifachi, de Badji Mokhtar et de Takfarinas et la liste est loin d’être exhaustive.

Cet olivier mondialement connu appartenait-il vraiment à Augustin ? L’a-t-il vraiment planté de ses propres mains. Telles sont les interrogations qui, aujourd’hui intriguent les soukahrassiens qui ne cessent de se poser des questions.

L’histoire épaulée par la science est catégorique. Cet arbre célèbre n’a rien de commun avec Augustin sauf Souk Ahras.

Aucun des quelques 22.000 livres écrit sur ce philosophe et aucun de ses multiples ouvrages et serments ne fait mention de cet arbre. Tous les spécialistes de l’Augustinisme sont unanimes sur ce point.

La science venue au secours de l’histoire le confirme. Ledit olivier est bel et bien antérieur à Augustin.

En effet, en 1953 à la veille des célébrations du 1600 éme anniversaires du saint homme , une expertise dendrochronologique effectuée sur cet arbre par le laboratoire du Pr DOUGLASS à Tuscan en Arizona, estimait son age à plus de 2900 ans ! Oui notre fameux olivier date de la 21éme dynastie égyptienne et plus précisément de l’époque du Roi David et son fils Salomon sur eux bénédiction et salut.

L’histoire de cet arbre et du théologien s’est avérée donc une pure affabulation..

Ce joli mensonge qui a voulu unifier la sagesse connue à cet olivier et l’inégalable intelligence d’Augustin est ainsi mis à nu.

L’origine de cette supercherie culturelle pour ne pas dire cultuelle remonte selon Henri-Irénée Marrou un grand spécialiste d’Augustin, à l’arrivée des premiers colons sur le sol de Souk Ahras vers la fin de la première moitié du 19 éme siècle.

Fiers et heureux d’avoir reconquit une région jadis chrétienne, patrie même de saint Augustin le plus célèbre et le plus connus des Pères de l’Eglise.

Certains colons plus soucieux en réalité d’occuper des terres fertiles que de s’intéresser à la glorieuse histoire de leur église ; ont procédé au baptême de cet olivier au nom du fils de Monique pour immortaliser et matérialiser ce génie du christianisme afin de le vénérer et s’adonner à son culte et souvent à leurs superstitions.

Nombreux sont les chrétiens qui ont désapprouvé ce baptême contraire à la religion chrétienne. Saint Augustin n’avait-il pas dit que la superstition est à la religion ce que l’astrologie est à l’astronomie ?

Parmi ces chrétiens qui ont condamné cette attitude pas très catholique et qui sont restés fidèles au chapitre 10 de Jérémie, s’opposent toujours à l’arbre de Noël dans leurs célébrations de la naissance de Jésus. N’a-t-on pas dit dans la bible que les coutumes des peuples ne sont que vanité ! ?

N’oublions pas que par le passé proche beaucoup de familles musulmanes se sont adonnées inconsciemment à ses rites profanes à l’islam digne de la période de la Jahilia.

Pendant plusieurs décennies avant et après l’indépendance, des mères allaient enterrer sous cet olivier les prépuces de leurs enfants nouvellement circoncis et priaient pour que leur progéniture ait l’intelligence d’Augustin.

Pis encore les plus riches d’entre elles portaient des offrandes alimentaires en ce lieu, pour des agapes qui, trop souvent de dégénèrent en orgie, une survivance manifeste de la célèbre fête païenne des Parentalia.

L’Islam qui ne croit pas à l’intercession des Saints et l’incarnation, rejette toute représentation de Dieu ou de tout autre personne sous toute forme quelle qu’elle soit et cela afin de nous éviter de tomber dans l’idolâtrie et l’injustice sans le savoir.

Il est donc de notre devoir de dissocier et à tout jamais le nom de Saint Augustin de cet olivier. Rendant justice à Dieu et à cet arbre béni dans le Coran. Veillant à ne pas être injuste avec la mémoire d’Augustin cet homme de Dieu qui tout au long de sa vie n’a

cessé de combattre le paganisme, préparant ainsi à ses descendants le terrain pour l’avènement de l’Islam.

Alors que cet arbre sacré de tous les arbres et dont le rameau a été choisi par Dieu notre Seigneur pour signifier à Noé la fin du déluge et le commencement de la décrue, soit le symbole de lui-même c’est à dire de l’amour et de la sagesse, du savoir et de l’éternelle félicité des élus.

Ainsi nous coupons l’herbe sous les pieds des intégristes et nous privions les criminels d’arguments religieux, ceux là même qui par le passé ont tenté et maintes reprises de l’incendier. Mais Dieu a voulu qu’il naisse de ses cendres. Ainsi le décrit Hérodote

« L’olivier fut brûlé dans l’incendie du temple par les barbares ; mais le lendemain de l’incendie, quand les Athéniens, chargés par le roi d’offrir un sacrifice, montèrent au sanctuaire, ils virent qu’une pousse haute d’une coudé avait jailli du tronc.

Que cet olivier témoin de notre histoire, histoire de Souk Ahras, histoire de l’Algérie soit protégé par les autorités et pourquoi pas même le classer comme monument historique . Avant nous les américains l’ont fait avec leurs séquoias et les japonais avec leurs Pinus aristata. Alors pourquoi pas nous.

Kamel MELLOUK.

CINOTAPHE MEMORIUM SAINT AUGUSTIN

le lieu qu'on a construit  s'appelle cinotaphe. c'est un memorium a la memoire de saint augustin et qui ne contient pas son corps. a l'interieur on a fixe des ex-voto a la memoire de tous les enfants de thagaste contemporains d'augustin, qui sans eux, augustin ne serait pas augustin d'aujourd'hui, a l'instar de monique, romanianus, alypius, evodius etc

on a fixe  aussi et c4est tr7s important un ex-voto a la memoire de  l'italienne sainte melanie la jeune et son mari pinianus,qui ont trouvé refuge ici a souk ahras apres leur fuite de rome saccagé par alaric en 411. elle a donne beaucoup d'argent a souk/ahras et y  a construit la plus belle eglise puisque elle etait la femme la plus riche de l'empire a cette epoque. elle a

vecu 17 ans a souk ahars avant de partir en palestine sur invitation de saint jerome.

juste en face du memorium, il y a le mosole de sidi messaoud , un marabout fils de taghaste , representant un signe  de fraternite, de paix et de dialogue des civilisations.  

cordialement

kamel mellouk

 

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