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SITIFIS(Sétif)

A 110 km de béjaia, à 130 km à l’ouest de Constantine et
à 38 km au sud-ouest de Djemila.
En l’an 97, elle fut érigée en colonie de vétérans par
Nerva (Colonia Nerviana Augusta Martialis). Elle devint plus tard capitale de la
Maurétanie sétifienne. La ville antique s’étendait sur 40 ha. Il n’en subsiste
que quelques îlots que l’urbanisation moderne a épargnés.
On connaît un évêque catholique, Novatus, qui échangea
avec Augustin plusieurs correspondances ( lettres 28 et 185).
LCUICUL(DJEMILA)
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A 38 k m au nord-est de Sétif, située en bordure des
monts de Ferdjioua, sur une pente douce qui s’accentue vers le confluent des
oueds Guergour et Betame.
Elle fut fondée en 96 par l’empereur Nerva et soumise à
l’autorité du légat impérial de Numidie. Elle devint municipe doté d’une
assemblée et de magistrats élus.
Le christianisme y est apparu assez tôt. On connaît le
plus ancien évêque, Pudentianus (256), qui siégea au concile de Carthage, et
aussi Gresconius, qui participa à la conférence de 411.
Elle connut une grande prospérité aux IVe et Ve siècles
et même au-delà.
Des monuments chrétiens (groupe épiscopal) construits à
cette époque témoignent de l’importance de cette cité. L’arc de triomphe, le
forum des Sévères, les thermes, des maisons privées..
LE
MUSEE DE DJEMILA

Le musée de Djemila comprend trois salles couvertes, le jardin et
une cour. Dans le jardin sont présentés chapiteaux, stèles, fenêtres en pierre
ajourée, inscriptions diverses, objets usuels.Dans la cour sont exposées les
statues de Bacchus, Hercule, d'un empereur, et la tête colossale de Septime
Sévère. Les salles sont consacrées aux mosaïques, disposées sur les murs. Il
faut souligner le caractère unique du musée de Djemila: ses murs sont
entièrement tapissés de mosaïques, du sol à la verrière, sur une hauteur de 10
mètres.

Ces mosaïques sont d'une grande richesse de coloris et d'une vivacité
surprenante... Parmi ces mosaïques, les plus remarquables sont : la toilette de
Vénus et le jeu de l'Ane, l'enlèvement d'Europe par Jupiter métamorphosé en
taureau, le bestiaire avec lions et panthères, les scènes du culte de Dyonisos,
l'enlèvement d'Hylas par les Nymphes, une épitaphe chrétienne de l’évêque
Gresconiuns...Dans les salles sont également exposés les ornements des divers
édifices, des inscriptions chrétiennes, des statues de marbre et de stuc dont
quelques unes d'une grande beauté, tel le sourire de cet enfant, immortalisé
dans le marbre, symbole de la joie et de la spontanéité des enfants... enfants
qui vécurent là, il y a près de deux millénaires ou enfants d'aujourd'hui qui
traversent la ville endormie pour aller à l'école ou pour aller aux champs.

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